le 08/03/2010
Automail.
Automail
C’est pas plus mal c’est pas plus beau
Couché au plumard ou assis sur le dos
Des membres en retard ou repartis plus tôt
C’est vrai que c’est navrant
Et les nerfs perdent de leur peau
Les mains de leur paume mais on peut rien gommer
Incident, accident, taxi dans un silence
Merci à qui pour cette distance à la vie
L’insouciance, l’inconscience, la façon d’une malchance
À qui, à quoi on se référencie
Pleurer, se lamenter, plus rien pour se rattraper
Seul la douleur raccroche à la vie
Euthanasie, morphine, banaliser in fine ses efforts
À bout de force et de médecine
Estropié, coupé du monde
Un fauteuil à roues pour le monter
La coupe du monde est un autre deuil mais d’autres l’ont gagnée
Champion de cœur même abandonné les chœurs chantent pour
Encourager les tentatives de reprendre goût à cette vie sans saveur
Mais la sueur est affranchie
Un pas à franchir, l’impasse est à trancher
Le passe est bien tacite tout ne peut s’arranger
Mais bien s’améliorer
L’espoir est de vous voir sourire
Automail, prothèse du grand vide
En thèse la tête fait de l’insomnie
S’ouvrir une brèche pour sa famille
Garder en vrai qu’on vit sa vie
Automail, prothèse du grand vide
En thèse la tête fait de l’insomnie
S’ouvrir une brèche pour ses amis
Garder en vrai qu’on vit la vie